La bienveillance : un socle fondamental dans le développement de l’enfant

|Romane Marconnes

La bienveillance est parfois mal comprise.

On l’associe à tort à l’absence de cadre ou à une parentalité “trop douce”. Pourtant, la bienveillance est tout l’inverse du laxisme : elle consiste à poser un cadre sécurisant tout en respectant les besoins émotionnels de l’enfant.

Dès la naissance, un bébé dépend entièrement de son environnement. Il ne peut ni se réguler seul, ni comprendre ce qui lui arrive. Il a besoin d’adultes capables d’accueillir ses signaux et d’y répondre avec cohérence.


Un nourrisson ne pleure jamais pour manipuler. Ses pleurs traduisent un besoin : faim, inconfort, fatigue, besoin de contact ou surcharge émotionnelle.


Adopter une posture bienveillante, c’est se demander :

“Que cherche-t-il à me dire ?”


En répondant de manière ajustée, le parent envoie un message fondamental :

“Tes besoins comptent. Je suis là.”

 

La sécurité affective : un pilier du développement :

Les recherches en psychologie du développement montrent que la sécurité affective favorise :

  • une meilleure régulation émotionnelle,
  • une confiance en soi plus solide,
  • une capacité d’exploration plus libre,
  • des relations futures plus stables.

Un enfant sécurisé ose davantage découvrir le monde, car il sait qu’il peut revenir vers une figure d’attachement en cas de difficulté.

 

Bienveillance et cadre : un équilibre possible :

Être bienveillant ne signifie pas tout accepter. Un cadre clair, posé avec calme, est rassurant pour l’enfant. La différence réside dans la manière de poser ce cadre, sans humiliation, sans menace, sans violence physique ou verbale.

La bienveillance demande parfois de la patience, du recul, et aussi de la douceur envers soi-même en tant que parent.


Il n’existe pas de parent parfait. Il existe des parents qui essaient, ajustent, réparent.